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"L’art animalier contient de quoi quitter les affres
du délire
"

 

 


Esquisse symbolique autour de l’art animalier

L’art animalier est déjà présent dans la Préhistoire, comme en attestent les fresques murales retrouvées dans nombre de grottes. Sans compter les Égyptiens qui en ont fait la genèse de leurs grands symboles…

La symbolisation, dans cet art représentatif, peut revêtir diverses formes, miroir quoi qu’il en soit d’une époque. Ainsi, une toile de Frans Snyders au XVIème siècle, comme son Combat de chiens, ne pourrait plus être réalisée de la sorte aujourd’hui : les chiens errants, véritables meutes prédatrices, ne font plus partie de la vie quotidienne de la société moderne. Même constat avec, pour autre exemple, le Canard blanc de Jean-Baptiste Oudry : en 1753, la chasse a valeur de trophée puisque l’Homme se phallicise davantage encore dès lors qu’il ramène du gibier à la maison. De son côté, Carel Fabritius, élève un temps de Rembrandt, en peignant en 1654 son Chardonneret, raconte un siècle durant lequel, même si le climat sociétal ambiant peut rudoyer une partie de la population, celle-ci bénéficie d’une grâce de la nature avec quelques chants d’oiseaux et autres sifflotements, murmures qu’il devient de plus en plus difficile d’entendre de nos jours, pollution sonore et pollution tout court se chargeant d’éliminer le romanesque. D’ailleurs, les décennies avançant, l’animal représenté – est-ce un paradoxe ? – devient globalement plus hostile, tandis que la tapisserie de Jean de Bondol et de Nicolas Bataille, ou Tapisserie de l’Apocalypse, met – à l’inverse – des ailes diaboliques à l’humanité et couronne le cheval, cette plus noble conquête de l’Homme : ici, ce travail d’entrecroisement de fils de couleurs exprime avant tout la menace religieuse qui sévit au XIVème siècle. Le Corbusier, de par La femme et le maréchal, rappelle que si ce type de menace peut toujours s’infiltrer, à l’humain de ne pas se laisser ferrer… On est loin, dans cette restitution frontale, de Paulus Potter, peintre néerlandais animalier qui, au XVIIème siècle, restitue avec son Jeune Taureau l’importance nourricière de ce monde familier qui tient alors une véritable place dans les campagnes. Pablo Picasso imposera, à l’opposé, Guernica, en 1937, aux portes d’une période dramatique de l’Histoire où, faute de liens, les peuples crieront bientôt à nouveau famine… Mais l’art animalier contient aussi de quoi quitter les affres du délire. Il a séduit de tout temps puisque, justement, il s’impose potentiellement comme le support suprême de projections salvatrices.

 

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